Salut Caravane

27 juillet 2015 : la toute première tournée européenne s’achève pour les quinze artistes de la Caravane culturelle pour la Paix. Lancée en 2014, cette initiative 100 % africaine regroupe les énergies et les réseaux de trois beaux festivals : le festival au désert de Tombouctou, le festival sur le Niger de Ségou, le Festival Taragalte de M’hamid el Ghizlane  Retour pour le Maroc et le Mali après un mois de concerts au parfum de liberté, d’ouverture au monde, dans la joie et le partage que seule la musique sait traduire dans toutes les langues : semence sacrée quand elle se nourrit aux sources de la tradition orale et cultive au cœur de nos sociétés humaines ( ?) le meilleur antidote à la peur, à la haine, au prêt à panser l’ennui de certaines ritournelles industrielles.

27 août 2015 : retour de Plan B avec deux des plus jeunes artistes de cette caravane pour qui l’Europe était une première. Poursuivre le voyage avec nos amis nomades, dans l’intimité de leur quotidien, c’est d’une certaine manière vous faire vivre leur musique autrement. Merci à Mohamed Laghrissi et Khalifa Balla d’avoir accepté de partager leurs impressions en direct de leur village natal, anciennement appelé Taragalte : rencontre, carrefour.

Khalifa mène la danse au rythme du blues de son désert natal aux Houches (Crédit photo S. Coulaud)
Khalifa mène la danse au rythme du blues de son désert natal aux Houches. Génération Taragalte assure la première partie du concert unique de la Caravane en France.

Deux groupes, deux univers, une même mission : servir la paix, le dialogue

Pour les dix musiciens maliens qui ont tout donné comme à leur habitude, cette nouvelle expérience artistique est indissociable de la conscience et de l’urgence à contribuer par le message à servir la cause de populations qui souffrent et ne voient pas d’issue aux conflits. Tous sont des habitués des grandes scènes internationales avec leurs groupes respectifs, même si la difficulté pour obtenir des visas limite leur marge d’action.

Malikanw, juste avant le concert des Houches le 11 juillet 2015
Malikanw n’est pas un groupe comme les autres, c’est un concept qui s’inscrit dans une urgence et traduit une volonté citoyenne portée par ces artistes engagés.

En acceptant de répondre à l’invitation de Manny Ansar qui rêvait de faire entendre toutes les voix du Mali dans une même formation,  Malikanw, ces musicien-nes sont le temps de chaque concert l’exemple vivant d’une diversité culturelle, d’une vision partagée, qui ne s’avouent pas vaincues face aux violences et au diktat de l’intolérance. Ils sont aussi l’image d’une solidarité, d’une fraternité qui laisse à chacun-e la liberté d’exprimer sa personnalité, sans qu’il soit besoin d’un chef, d’une icône pour traduire, simplifier, caricaturer, ce qui tire toute son originalité, toute sa saveur justement de cette pléiade d’horizons sonores, d’horizons ouverts.

Parmi ces artistes, mon ami Bina, quasi invisible en fond de plateau, mais bien présent sur les vidéos Live mises en ligne par les festivals. De culture bambara, Bina était déjà de la tournée de Tadalat, groupe de Kidal accueilli chaleureusement par des bénévoles bretons durant trois mois en 2013. Autre beau succès, mais cette lancée prometteuse comme l’enregistrement d’un deuxième album à Pontivy n’ont pas suffi alors à désensabler le destin. Pas évident de voir fleurir le bel espoir de Tadalat une fois rentré dans un Mali encore sous tension malgré les efforts et les démarches de réconciliation nationale.

En 2009, M'hamid recevait le groupe de légande Tinariwen, ici Tadalat en 2011 à Taragalte.
En 2009, M’hamid recevait le groupe de légende Tinariwen, ici Tadalat en 2011 à Taragalte. Autant de rencontres qui ont motivé Mohamed, Khalifa et les amis d’enfance avec qui ils ont créé Génération Taragalte à cultiver leur propre projet artistique au pays des dattes.

Les dernières actualités témoignent d’un climat politique encore très fragile et d’une présence renforcée de groupes terroristes qui profitent de la situation depuis 2012 pour servir leurs vils intérêts. Aussi, il est important de soutenir, de promouvoir des projets aussi lourds côté organisation que pertinents et responsables, à l’exemple de la Caravane culturelle pour la Paix. D’où la valeur de l’engagement de ces artistes africains qui portent dignement et avec le sourire l’espoir de jours meilleurs pour tous.

Car le message de paix de la Caravane, s’il s’appuie sur le vécu tragique et singulier de populations martyres s’adresse bien à nous tous, citoyens du monde confrontés à des degrés divers d’implication à la dégradation de nos environnements et des perspectives d’avenir pour la jeunesse.

Aux côtés de Malikanw, Génération Taragalte illustre l’aspiration de cette jeunesse à même de traduire en acte une utopie réaliste pacifiste. Contrairement à leur référence, le groupe Tinariwen et son leader historique, Ibrahim, la voix du blues touareg, ou à leurs homologues du groupe Tadalat, ces jeunes Marocains du Sahara n’ont jamais eu à choisir entre les armes, les larmes et la musique.

Salués chaudement par l’accueil enthousiaste du public européen lors des concerts de la Caravane, avec entre autres l’ouverture de deux festivals hollandais de grand renom,  Afrika Festival et Roots festival, les cinq musiciens sahraouis de Génération Taragalte ont plus de chance que leurs amis kel tamasheqs du même âge. Ils rentrent chez eux avec l’espoir de repartir bientôt à la conquête d’autres scènes internationales et de voir leur projet de premier album aboutir avant la prochaine édition du Festival Taragalte qui les a vus naître en 2009.

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Génération Taragalte lors du tournage de leur premier clip dans les dunes où ils ont grandi et où ils vivent chichement en travaillant avec les groupes de touristes. Toujours complices, Mohamed et Khalifa ont un langage bien à eux.

A M’hamid,  Sahara et oasis riment avec paix. Les cinq amis d’enfance ont grandi là, se formant comme leurs aînés à l‘école du désert, dans l’insouciance et le respect de leurs origines nomades. La frontière algérienne toute proche est ultrasécurisée et les derniers épisodes sanglants dans cette région remontent à plusieurs décennies. Bien sûr, comme ailleurs, les populations nomades n’ont pas le même accès aux droits fondamentaux que leurs concitoyens urbains ou nous autres occidentaux.

M’hamid el Ghizlane, en plus de son éloignement des grands centres de décision et du manque d’infrastructures a vu son économie rurale s’effondrer dans les années 70 suite à la construction du barrage de Ouarzazate. Après avoir réussi sa reconversion dans le tourisme en valorisant savoir-faire d’une culture millénaire et sens de l’hospitalité transmis de génération en génération, la fréquentation touristique est elle aussi en perte de vitesse, malgré de réelles améliorations pour optimiser le potentiel exceptionnel de la vallée du Drâa en matière d’accueil. Le climat anxyogène entretenu autour de cette vaste zone saharienne y est pour quelque chose.

Avant-hier matin, au cœur du village, des jets de pierre contre une estafette militaire en disent long sur la colère sous-jaçante à quelques jours des élections locales qui auront lieu le 4 septembre partout au Maroc.  A M’hamid, on me dit que près de 20 candidats sont mobilisés dans la course aux voix. Difficile cependant de trouver une information sûre et objective sur cet enjeu local. Les femmes elles aussi étaient dans la rue, la colère et le pouvoir ne sont pas qu’une affaire d’homme, même si l’exercice de la démocratie, ici comme chez nous en France sous d’autres visages, peine à s’affranchir de certaines pratiques féodales et patriarcales.

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A l’agitation, Mohamed et Khalifa préfèrent le calme de leur camp de base : l’auberge de la Palmeraie. Les vidéos du groupe mises en ligne par Afrika Festival animent l’heure de la sieste.

L’expérience de Génération Taragalte se résumait avant cet été aux concerts de la caravane dans les camps de réfugiés du Burkina Faso et aux scènes africaines. Le reste du temps ces nomades autodidactes se produisent dans les mariages et font résonner le blues touareg sous le ciel étoilé, au cœur des dunes qui attirent dans ce coin reculé du Sud Maroc les adeptes du voyage du monde entier.

Déscolarisés très tôt, Mohamed, Khalifa, Said et son frère Mustapha, Ibrahim, continuent à faire leur chemin dans la musique, même si cela ne leur permet pas encore d’en vivre. D’ailleurs, seuls Mohamed et Khalifa sont rentrés au village depuis leur retour au Maroc. Tous deux partagent leur vie entre petits boulots de subsistance et la musique. En ces périodes de très forte chaleur, beaucoup de familles de M’hamid se mettent au frais plus au Nord. Pour l’heure pas de boulot et pas l’ombre d’un concert à l’horizon, mais la notoriété acquise grâce à la venue en Europe de la Caravane culturelle pour la Paix est pour ces jeunes artistes comme pour les bénévoles qui les soutiennent une vraie raison de croire à l’avenir de ce groupe, fondé avant tout sur une longue et solide amitié.

Khalifa est le seul vrai francophone du groupe. C’est aussi l’hértier d’une longue tradition familiale dédiée au chant et au guedra dans la région de M’hamid. « Avec Génération Taragalte, m’explique-t’il, nous jouons des morceaux du répertoire traditionnel des nomades, une musique propre au désert, à la vie dans les campements. Les guitares et le djembé ont remplacé les instruments faits maison utilisés par nos parents et nos grands-parents, mais à travers nos voix et notre musique, c’est la poésie de textes et de mélodies d’une époque que nous n’avons pas connu qui continue à se transmettre. C’est important pour nous de faire en sorte que ces chansons ne meurent pas avec la sédentarisation des nomades dans les villages comme M’hamid, où nous continuons à vivre notre culture, même si la vie s’organise différemment qu’avant. Lors des mariages par exemple, si tu écoutes juste la musique, tout de suite, ça t’emmène au cœur des dunes, sous la tente et sous les étoiles. »

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« Quand je suis sur scène, c’est à cette ambiance qui m’a bercé depuis que je suis tout petit que je pense. Ces chansons qui parlent d’amour, de sécheresse, de la vie de nomades font partie de moi. Grâce à la tournée de la Caravane, nous avons rencontré beaucoup de gens, très sympas, respectueux des artistes, des gens qui ont du respect pour ceux qui viennent d’ailleurs. Bien sûr que j’ai été surpris en Europe par cet environnement si différent de ce que j’ai toujours connu. Voir des grandes capitales comme Bruxelles et Amsterdam, l’architecture et la circulation, l’organisation en général de la vie dans un pays riche, avec toutes les infrastructures, les services… En même temps, si tu n’as rien ici, tu n’es rien, quand chez moi, on a toujours la débrouille et la solidarité à défaut de carte bancaire. J’ai aussi été impressionné par les paysages, surtout à Chamonix, quand on a pris le téléphérique pour monter au sommet de l’Aiguille du Midi.

Ca fait un mois que je suis rentré au village, la vie a repris son cours normalement, simplement, on cherche la fraîcheur, on a le lait et les dattes pour notre bonheur !

C’est vrai qu’on se sent encouragés par nos copains. A M’hamid, les gens sont contents pour nous, ils s’intéressent à notre voyage en Europe, ils soutiennent notre projet, ils nous ont vu grandir ensemble. C’est aussi pour tous ces gens, nos familles, nos amis, nos voisins, que nous espérons pouvoir jouer notre musique partout, pour parler de M’hamid, du Sahara et de notre culture nomade.»

Khalifa Balla

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« Jouer sur de très grandes scènes avec les musiciens de Malikanw, voyager ensemble d’un festival à l’autre en Belgique, en Hollande, en France, c’est une occasion magnifique de vivre notre culture et de la partager. Nous étions bien préparés, car nous avions déjà tourné ensemble en début d’année au Mali. Nous travaillons à la sortie de notre premier album, alors vraiment, nous avions hâte de découvrir le public en Europe pour sentir comment la musique du désert parle au cœur et à l’âme, si loin de chez nous. L’accueil dans les festivals et la rencontre avec les bénévoles a été vraiment formidable.»

Mohamed Laghrissi

Lors de la venue de la Caravane en France dans la vallée de Chamonix, Sylviane Coulaud, une amie de Mohamed a fait le déplacement de Toulouse pour saisir l’opportunité de lui redire combien elle était heureuse pour lui.  Geste délicat, elle avait emporté dans son bagage des dattes pour tout le groupe. Pour Mondoblog, elle a de suite accepté de nous faire part de cette rencontre.


Spect’actrice Bénévole, quatre jours dans la vallée de Chamonix

Difficile de se situer en bénévole en appui auprès des artistes, quand un festival n’a pas besoin de vous. Alors, je me suis glissée dans la peau d’une « Fan absolue » de Génération Taragalte, amie personnelle de Mohamed, le percussionniste.

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Sylviane s’y connaît en potentiel, elle a consacré sa vie professionnelle à accompagner des jeunes dans leur choix de formation. Lors d’un séjour à M’hamid, elle est touchée par une sensibilité, un talent, une passion, que Mohamed peut exprimer pleinement depuis 2 ans déjà grâce à la Caravane culurelle pour la Paix.

Je me suis souvenue, que trois ans plus tôt, à l’Auberge de la Palmeraie, je lui avais fait une très jolie photo, et qu’en la lui montrant,je lui avais dit : « Tu vois, je crois qu’elle serait bien en couverture d’un C.D ! » Mohamed m’avait regardée, sans rien dire, avec son sourire et ses grands yeux pleins de questions.

Le temps a passé, et sur la seule étape française de la Caravane Culturelle pour la Paix, il me semblait important de venir dire à Mohamed et à ses amis musiciens de Génération Taragalte que j’étais fière d’eux, du chemin parcouru,…que la porte des possibles était entr’ouverte et que tous ceux, qui comme moi croyaient en eux, en leurs qualités et en leur travail, seraient là pour les aider…

 

Deux petits bars sympas ont servi de scène aux jeunes Touaregs marocains, qui arrivaient d’Amsterdam via Genève. Quelques artistes de Malikanw se sont joints au spectacle, très naturellement, et l’osmose s’est réalisée, les plus célèbres injectant confiance et exigence dans la tête de leurs « petits frères ».

Le soir du grand concert de la Caravane aux Houches, l’alchimie est parfaite. La salle est trop grande pour un public aussi restreint, mais qu’importe. Pour cette date unique en France, les 15 artistes vivent avec la même intensité cette chance d’être sur scène, ensemble, dans des conditions proches de celles des grands festivals qui les ont programmés pour cette première tournée en Europe. A plusieurs reprises les artistes rappellent leur message de paix, une trentaine de personnes dansent, j’en fais partie…Puis tout le monde remonte sur la scène et le salut final est émouvant…Un petit rappel… et tout le monde va prendre l’air, dans la fraîcheur de la nuit…Comme ces derniers jours, le off prend le relais. Sur le trottoir, la musique reprend spontanément. Je découvre le sourire de Bina, le batteur de Malikanw qui était resté dans l’ombre des spots pendant tout le spectacle…Quel dommage ! C’est sympa, l’odeur des crèpes embaume…et puis tout d’un coup, l’ordre est donné de rentrer…tout le monde s’envole…

Sylviane et Mohamed (Valorcine 11-07-15)
Ils ne s’étaient pas revus depuis leur rencontre à l’Auberge de la Palmeraie, Mohamed et Sylviane posent à Vallorcine pour Mondoblog. Emouvantes retrouvailles !

Le lendemain, tout le monde décolle de Genève à 16 heures, direction Amsterdam.  J’aimerais dire au-revoir, merci, je ne sais pas…quelque chose de chaleureux pour la suite, alors je passe à leur hôtel en fin de matinée. Mais les jeunes dorment encore, et je croise quelqu’un du cru qui m’affirme que cette fois, on n’a plus besoin de ma voiture, qui, à mon grand plaisir, avait servi quelques fois de taxi pendant le séjour. Message reçu, espoir déçu. Je reprends ma voiture où je règle le GPS pour le retour, et je repars, sans avoir vu ceux qui m’ont fait si chaud au cœur et sans pouvoir dire au revoir à Mohamed qui m’a si gentiment associée au programme de ces derniers jours. Mais c’est promis, J’ai de belles photos dont je ferai des tirages papiers,et j’irai les leur apporter, je ne sais pas quand, mais chez eux à M’hamid el Ghizlane, et dans le plaisir de la rencontre.


Sylviane conclut en donnant quelques chiffres pour les bénévoles d’un micro-réseau qui se constitue de façon informelle au fil des mois depuis le Festival Taragalte. Au total, même pas 500 spectateurs en 4 spectacles…sans doute l’effet d’une communication très locale, réduite à l’événementiel, quand la presse internationale avait su si bien rendre compte des valeurs de ce projet coopératif et de l’importance de l’enjeu à l’occasion des différentes étapes africaines de cette même caravane.

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Avant de rentrer au Maroc, Mohamed profite de son visa pour une espacade en Bretagne où l’a rejoint Tina, bénévole venue de Paris jusque Taragalte en janvier 2015.

Impossible d’éluder la question sur une plate-forme qui promeut les liens interculturels dans l’espace francophone, surtout après avoir constaté combien les scènes des pays anglophones font vivre et tourner les artistes des territoires de ce vaste continent virtuel qu’est la francophonie : comment une belle initiative d’envergure comme la Caravane culturelle pour la Paix peut être à ce point passée sous silence dans l’hexagone ? L’Etat français dépense des millions d’euros au Mali pour y assurer une présence armée et re-communique sur la longue amitié et les ponts historiques bâtis de part et d’autre de la Méditerranée entre la France et le Maroc. Cherchez l’erreur…

Evidemment, cette question en soulève plein d’autres quand on la relie à l’actualité médiatique qui s’invite désormais de façon journalière dans nos maisons, avec cette fois une vision du voyage bien moins exotique et enivrante, quand il se fait fuite, au prix de sa propre vie et que l’ancien sédentaire devenu nomade puis réfugié a juste le droit de décamper fissa fissa !

B comme Bonus

Le camp de base de Khalifa et Mohamed

Le beau reportage photo de Tina à Taragalte

La page facebook de Génération Taragalte

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Mohamed à l’aéroport de Genève le 9 juillet en compagnie de deux artistes chevronnés du groupe Malikanw, Ahmed et Ben.
Souvenir des Alpes et d’un passage en France bien trop court

5 thoughts on “Khalifa et Mohamed de retour au village, l’Europe dans les bagages

  1. Très beau portrait. J’ai pris beaucoup de plaisir à lire cet article. Je découvre cette culture touareg qui paraît si riche et si émouvante. Bon vent à ces jeunes artistes!
    En passant ont-ils un clip sur You-tube. Merci.

  2. En mars 2017, belles images tournées par Pablo Macias Romero qui témoignent de la rencontre avec ce vidéaste espagnol venu à M’hamid pour découvrir des musiciens et capter l’intensité d’instants précieux.
    J’ai été éblouie par ce clip, tourné sans moyens et surtout sans l’intervention des managers du groupe qui viennent seulement de partager ces images sur la page FB officielle de Génération Taragalte, muette depuis 2016.
    https://www.youtube.com/watch?v=KBM6ZEx5KGo
    Pablo et moi continuons à échanger à distance. Grâce à Génération Taragalte et à Plan B, il a pu réaliser une autre captation à Séville avec Bombino, la semaine dernière. J’espère que vous aurez à coeur de partager ces belles vidéos dans vos réseaux.

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