Le blues de Ouarzazate à l’honneur ce week-end avec Tarwa N-Tiniri, une première en France !

Tarwa N-Tiniri doit son ascension à la scène et aux festivals marocains. Prix Révélation du carrefour international Visa for Music à Rabat en 2018, le groupe arrive en France ce week-end avec une forte détermination à poursuivre cette belle aventure artistique en se faisant connaître à l’international. Les six jeunes nomades de Tarwa N-Tiniri s’apprêtent à vivre deux concerts mémorables à la rencontre de nouveaux publics, loin du Sahara qui nourrit leur répertoire. La bienvenue, comme on dit au Maroc.

Vendredi 24 mai, le groupe de Ouarzazate est attendu sur l’Ile de Nantes dans le cadre du Printemps des Nefs, où il assure la première partie de Mokoomba, la formation la plus en vue du Zimbabwé. Le samedi 25, vous les trouverez au cœur de la Bretagne, à Mellionnec, où ils sont la tête d’affiche de la grande soirée des Rencontres régionales Permaculture et Transition organisées au Bois du Barde du 24 au 26 mai.

« Nos chansons captent, expriment, les différences sociales et la situation des peuples nomades dans le désert comme dans les régions montagneuses. Nous chantons dans notre langue, le berbère. Nous soignons la dimension poétique et symbolique de nos textes. Montrer au monde notre culture, partager la joie et cet esprit vivant de la fête que nous ont transmis les aînés malgré des conditions de vie difficile, voilà ce qui nous pousse à être musiciens et à aller au bout de nos convictions. »

Hamid, le chanteur de Tarwa N-Tiniri, rencontré avec les autres membres du groupe en décembre 2017, à Ouarzazate

Témoins d’une époque comme tout artiste en prise avec son temps, Youssef, Smail, Mohamed, Mokhtar, Moustapha et Hamid sont les ambassadeurs d’une nouvelle génération emportée par un courant mondial qui bouscule codes et repères, au risque de rendre irréversible un processus de déracinement, de perte de mémoire. Leur travail de collectage et de création s’inscrit dans une réelle urgence, ils en ont conscience.

Adulés à Ouarzazate, et désormais plus loin de chez eux jusqu’en Norvège, ils n’en perdent pas pour autant le sens de leur engagement depuis leur première scène en 2013. Leur présence au pied levé à Mellionnec, petit village du Centre-Bretagne, en dit long sur leur envie de parcourir des kilomètres, à l’inconnu, pour croiser d’autres cultures, d’autres bâtisseurs d’oasis.

Pour mieux s’immerger dans cette invitation au désert, et parce que Mellionnec est aussi la capitale bretonne du documentaire, vous pourrez profiter à 18h d’une projection du film de Nicolas Van Ingen et Jean-Baptiste Pouchain « Une oasis d’espoir », Grand Prix du Documentaire au Green Awards Festival de Deauville 2018, réalisé au sud de Ouarzazate dans la Vallée du Drâa et les dunes du Sahara.

Ce documentaire primé depuis dans d’autres festivals en France et au Maroc porte à l’écran un beau projet de permaculture au cœur des dunes, dans l’oasis d’Ergsmar. Tahar El-Ammari raconte dans un témoignage poignant comment l’idée lui est venue de sauver une oasis de l’abandon pour lutter contre le réchauffement climatique et agir là où sont ses racines d’éleveur nomade devenu maraîcher bio.
Concert à Nantes : 24 mai, 20h30, Les Machines de l’Ile, 20h30, gratuit
Concert à Mellionnec : 25 mai, 20h, organisation Voix du Sahara/Le Bois du Barde
Projection Une oasis d’espoir, 25 mai, 18h, Le Bois du Barde
Accès au site 5 euros

Site du groupe Tarwa N-Tiniri

En savoir +
http://dernierbaiser.mondoblog.org/2017/12/04/tarwa-n-tiniri-blues-chant-amazigh/
http://dernierbaiser.mondoblog.org/2019/01/12/uneoasisdespoir/

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