Avant de se produire le 4 décembre au Liban, à l’occasion de la 2e édition du Festival Beirut & Beyond, Mehdi Nassouli quittera le studio d’enregistrement où il travaille actuellement pour s’inviter avec Titi Robin, chez nous, en Bretagne.  Degemer mat Mehdi, ma mignon !

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Il n’y a pas que le rock fusion pour surprendre son monde. Celles et ceux qui ont croisé l’alchimie incroyable servie sur un plateau par un Titi Robin particulièrement heureux de cette dernière création, Taziri, en ont les oreilles encore toutes brûlantes. Pour celles et ceux qui aiment jouer avec le feu et les émotions fortes, réservez votre soirée pour venir voir ce groupe à Langueux samedi 29 novembre, au Grand Pré.

La surprise ne devrait pas être si grande,  les instruments traditionnels, en matière de fusion, c’est le must, pourtant elle est totale. Car pour s’inventer alchimiste des sonorités à la croisée des chemins, encore faut-il connaître les règles de mise à feu avant de prétendre mettre tout un public en orbite.

C’est justement à la croisée des chemins, du festival du même nom, que j’ai eu la chance de croiser Mehdi Nassouli et son étonnant guembri, en août dernier. J’avais suivi, un rien étonnée d’abord, puis rapidement subjuguée, la façon dont Mehdi et ses acolytes faisaient monter crescendo/ decrescendo leurs dialogues complices aux limites de la transe, dans un cocktail savant, explosif, pour le plus grand bonheur d’un public en surchauffe.

Voir un extrait vidéo du concert du festival des Houches

Cette musique est une bombe. Sans mentir, l’onde de choc de ce trio imparable avait soulevé ce soir-là corps, âmes, poussières d’étoiles,  m’amenant à reconsidérer ce que je croyais de bonne foi savoir de la musique.

Quand ces trois-là ouvrent les portes de leur univers, c’est pour en dessiner les paysages qui se déplient comme des fractales à l’infini. Immensément grand, immensément petit se confondent dans un flot de sonorités qui chatouillent l’oreille jusqu’aux entrailles, à la manière d’un piment inoffensif sur la langue qui vous torture l’estomac en deux secondes, à cette différence près qu’ici la torture est délicieuse, et la perspective vertigineuse comme les abysses créés par un puits de lumière au coeur d’une forêt primaire.

Allez, vous vous dites là, « elle en rajoute » ! Peut-être ou peut-être pas, allez savoir !

Difficile de servir avec des mots justes le rêve devenu réalité musicale d’un Titi Robin aventurier et généreux, dans l’intention, dans  la vie et sur scène. Difficile de rendre compte de l’enthousiasme que dégagent ses compagnons tout aussi talentueux, puissants dans leur jeu, dans leur présence, pour ne pas dire positivement fous. Il y aurait bien une image, folle elle aussi, une image à emprunter à nos amis du Festival au désert, car si nous vivions dans les contrées sahariennes de Tombouctou, vous verriez samedi, grâce à la musique de Taziri va se créer en Bretagne une chose peu commune, à savoir  le premier chameaudrome* du genre sur le continent européen.

Au passage, merci à vous trois d’avoir choisi un prénom de femme, un prénom berbère, pour ce spectacle : Taziri.

*appellation déposée, Illily, Festival au désert

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B comme Bonus

Conseil de lecture  article paru la semaine dernière dans TEL QUEL, hebdo marocain

Et pour partager un autre moment de complicité avec Mehdi

https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=jjeLH0mX0fE

http://radioafrika.over-blog.com/2014/03/radio-afrika-rencontre-medhi-nassouli.html

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